Hypnose, programmation, synchronisation et énergie de toute chose.

Avec l’autorisation de cette dame venue ce jour à ma rencontre, que je vais nommer « Marie » afin de conserver toute confidentialité,  je partage avec vous cette expérience, délicieux cocktail à base de conscience modifiée, de programmation neurolinguistique, de signaux idéomoteurs splendides, de reprogrammation,  de synchronicité, d’énergies, d’interconnexions, d’émotions et de frissons.

6 mars 2018 à 11H. Cette dame de 78 ans est assise dans son fauteuil bleu clair. Son objectif l’est tout autant. Elle est venue dans mon cabinet pour se libérer de sa phobie des hôpitaux. Elle ne comprend pas pourquoi elle a en elle cette peur incroyable qui la pousse à reporter cette opération sans laquelle sa vue et son autonomie vont se dégrader irrémédiablement. Premier choc. Elle parait vingt ans de moins que son âge. Une vie saine et un passé de sportive lui ont sculpté un corps et un visage qui n’a pas laissé aux effets du temps qui passe l’opportunité de s’installer.

Après l’avoir aidée à clarifier ce qu’elle veut de meilleur pour elle, je lui dessine sur une feuille de papier, en guise d’explications, un schéma illustrant  le lien entre ses croyances inconscientes, ses états internes et ses comportements. Je lui parle des stratégies de son inconscient, élaborées chaque jour de sa vie, comme autant de manière de la protéger, de la faire avancer en tenant compte des croyances emmagasinées seconde après seconde au rythme des évènements qui ont jalonné son existence. Quelques instants plus tard, après que je lui ai expliqué comment le faire en quelques minutes, elle entre en transe et entame un dialogue avec cet inconscient, ce bourreau protecteur qui lui interdisait d’entrer dans un hôpital pour se faire soigner et garder la vue. Elle lui clarifie son objectif, et la séance se déroule au mieux, rythmée par 41 minutes de signaux idéomoteurs amples et spontanés, échos du travail de reprogrammation qui se fait en arrière-plan. Marie est en train d’harmoniser ses désirs conscients et les manifestations de son inconscient.

Sortie de transe. Elle se sent merveilleusement bien. Elle me commente ce pont vers le futur qui lui a permis de vivre son opération. Elle est entrée dans la clinique et a vécu en toute confiance chaque étape de son opération.

Quelques minutes plus tard, Marie est en train de signer le chèque en règlement de sa séance.  Je commence alors à lui expliquer, que quelques mois auparavant, j’ai rencontré une jeune femme de 34 ans qui à l’âge de 14 ans  avait vécu un accident de la route, suivi de plusieurs mois de coma, d’années de soins et de rééducation. Je lui explique que l’inconscient de cette dame avait mis au point à l’issue de cet accident une stratégie similaire, apparaissant sous la forme d’une phobie des établissements hospitaliers, lui interdisant de programmer une opération pourtant devenue indispensable. A cet instant, Marie se fige. Regard plongé dans un vide abyssal. Plusieurs minutes de silence de cathédrale que je respecte religieusement. Elle sort de sa transe spontanée et se met à m’expliquer que lorsqu’elle avait 34 ans, son petit frère de 14 ans est parti sur sa mobylette un après-midi très chaud  d’été méditerranéen. Son frère victime ce jour-là d’un accident de la route est tombé dans un coma long et salutaire. Le chirurgien qui avait décidé de le trépaner pour lui sauver la vie est tombé lors de l’opération sur une tumeur de la taille d’une orange. L’opération s’étant bien déroulée et la tumeur extraite, le petit frère a retrouvé toutes ses facultés et plus encore.

Au moment où Marie a pris conscience de ce souvenir, elle a fait le lien entre cet événement et sa phobie. Quelque chose a basculé, s’est accéléré. Elle a ressenti en elle la certitude que son inconscient allait la laisser se faire opérer en toute quiétude. Elle s’est sentie en paix. Très calme. Confiante donnant encore plus de sens à cette célèbre phrase du docteur Carl Jung, « Jusqu’à ce que vous soyez conscient de l’inconscient, celui-ci dirigera votre vie et vous l’appellerez destinée ».

Et puis soudain, nous nous sommes  mis à avoir très froid, à frissonner. Simultanément nous avons relevé nos manches. Les poils de nos bras étaient hérissés. Sensation incroyable, comme si la température perçue de la pièce avait baissée d’au moins dix degrés. Comme si des énergies folles et glacées se mettaient à circuler, à nous relier. Nous vibrions de manière visible de la même énergie.

Tant de questions se posent encore. Pourquoi à cet instant lui ai-je raconté cette histoire, juste au moment où elle devait partir. Est-il possible que son inconscient ait élaboré cette stratégie au cours de sa transe. Sous l’effet de la synchronisation, nos inconscients sont-ils entrés en communication durant son voyage intérieur. Se sont-ils parlé ? Tant de mystères restent à découvrir. Les plus sceptiques parleront de hasard. Les plus passionnés s’enthousiasmeront et chercheront à comprendre en faisant preuve d’humilité.

Au moment de me quitter, Marie a pris le temps de m’expliquer sur le pas de la porte du cabinet que l’accident de son petit frère 44 ans plus tôt a eu deux fonctions utiles. Lui sauver la vie et nous permettre de nous rencontrer.

Bonne et belle journée

Belles transes

Olivier Laruelle

www.hyfocomhypnose.fr

Et s vous faisiez germer le potentiel qui est en vous… ?

1 réponse
  1. Christelle dit :

    Merci pour ce témoignage merveilleusement interpellant . Le hasard à mon sens n’existe pas … Les énergies sont en perpétuelle action , à l’insu parfois de nos perceptions…conscientes

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