L’Hypnose et la PNL sont elles des thérapies brèves ?

Un peu plus de mille séances d’hypnose et de PNL réalisées dans mon cabinet. C’est bien peu et bien assez pour m’interroger sur une notion importante au regard des débats qu’elle soulève.

J’ai appris lors de ma formation que l’hypnose et la PNL sont considérées comme des thérapies brèves. Certains de mes enseignants me disaient même, en guise d’argument dépourvu de consistance que les autres thérapies étaient longues, raison pour lesquelles il fallait être « patient ». Ces quelques expériences vécues me permettant de trouver des fondements à une analyse personnelle que je voudrais partager avec vous en quelques lignes.

« Thérapies » ?

Voici la définitions du mot Thérapie :  « Désigne, dans le domaine médical, un traitement basé sur un ensemble de mesures qu’applique un thérapeute sur un patient pour soigner une maladieprévenir de certains maux ».

En mille séances dans mon cabinet, je n’ai pas rencontré une seule personne malade. Pas une seule personne n’est venue à ma rencontre pour se faire soigner. Jusqu’à preuve du contraire, une addiction, une phobie, une insomnie, un trouble de l’érection, du désir, un déficit de joie de vivre, de confiance en soi, l’envie de se trouver beau ou belle dans le miroir, d’être bien dans sa peau, de prendre soin de sa santé en se libérant du tabac, de reprendre le contrôle de ses compulsions, de disposer de ses moyens lors d’un examen ou d’une prise de parole en public, de retrouver ses capacités de concentration, ne font pas, sauf preuve scientifique du contraire, partie des maladies. N’est-ce pas ? Ces personnes ne sont pas, sauf avis de leur médecin, malades. Si tel était le  cas, elles n’auraient rien à faire dans mon cabinet. Parfois, leur médecin après diagnostic leur recommande de venir à ma rencontre. Récemment une dame souffrant de douleurs dans le ventre et une autre de démangeaisons incompréhensibles après examens médicaux rigoureux sont venues me voir sur recommandation de leur médecin,  « C’est dans votre tête. Vous ne souffrez d’aucune maladie, voyez ce monsieur» leur avait-il précisé. Elles ont dans mon cabinet réglé leur problème en dialoguant avec leur inconscient. Ce n’est pas pour autant que je les ai guéries de quoi que ce soit. Elles n’étaient pas malades. Leur médecin était formel.

Les personnes qui viennent à ma rencontre sont face à des vents contraires qui leur pourrissent la vie et les empêchent d’arriver à bon port. Elles sont en proie à des conflits entre leurs désirs conscients et les manifestations de leur inconscient qui pense faire leur bien. Mon métier consiste à leur apprendre à communiquer avec leur inconscient et à reprogrammer par la force de leur mental leurs connections neuronales pour retrouver l’harmonie qui leur fait défaut.

« Brève » ?

Voici une définition du mot bref ou brève : « De peu de durée. Dans un bref délai ».

C’est en jardinant que cette perception m’est venue. Précisément en arrachant de gros pissenlits dans mon jardin. Pour arracher un pissenlit jusqu’à la racine, il me faut environs cinq secondes.  Pour planter à la place une belle fleur il ne m’en faut pas plus. C’est une thérapie brève. Trois semaines plus tard, à la faveur de conditions climatique rudes, ma belle fleur est fanée et le pissenlit est revenu. J’aurais dû me rendre chaque jour dans mon jardin.

J’ai souvent observé le même phénomène chez les personnes qui viennent à ma rencontre, chez mes amis et sur moi-même. Ceux qui me connaissent savent que j’ai mon lot bien chargé de conflits  intérieurs. Quelle chance d’embarquer un tel laboratoire avec moi. J’expérimente chaque jour de ma vie.

Le travail sur nos conflits intrapsychiques est une tâche du quotidien. Un des secrets de la réussite de vos changements dans le temps réside dans la répétition des gestes. Avez-vous remarqué que toutes disciplines confondues, les meilleurs sportifs du monde s’entrainent et répètent, parfois jusqu’à l’épuisement. Changer vos états internes et vos comportements implique que vous y retourniez chaque jour, même quelques minutes, que vous vous réjouissiez de vos succès, même des plus petits ou des plus éphémères, que vous vous attachiez à planifier vos victoires à venir en les visualisant mentalement. Cette harmonisation nécessite de la rigueur, de la régularité, de l’implication. En une séance vous pourrez avoir la sensation d’aller mieux, avec la même certitude que ce pissenlit a été arraché en cinq secondes,  et cette belle fleur replantée dans le même temps. Les changements positifs à long terme seront le fruit de votre persévérance. Chaque jour vous devrez arracher vos pissenlits et apporter des soins à vos belles fleurs. Vous allez prendre soin de votre jardin intérieur.

 

La répétition et l’implication seront au cœur de votre réussite.

 

Venez à ma rencontre si vous êtes prêts à vous engager durablement, à vous engager mentalement sur les routes des changements qui vous mèneront au mieux-être. En deux ou trois séances je vous apprendrai à communiquer quotidiennement et de manière autonome avec cette partie de vous qui veille sur vous, à créer l’harmonie entre ce que vous souhaitez de meilleur pour vous et les manifestations de votre inconscient

Ce que vous ferez dans mon cabinet ne sera ni thérapeutique ni bref,

Notre rencontre sera brève. Pas votre implication.

 

A bientôt

Olivier Laruelle

Et si vous faisiez germer le potentiel qui est en vous… ?

 

5 réponses
  1. Christelle dit :

    Bonjour
    Est-ce mal de vouloir le bien pour la personne qui vient vous voir pour des seances d hyonose car ils jugent que la medecine a ses limites et que par leur démarche la limite a largement était dépassée. Cette notion de cultiver son jardin me parle beaucoup et j aimerai vraiment pouvoir le transmettre à toutes ces personnes qui viennent me voir. Belle et douce journ

  2. Troquereau dit :

    Merci chers Oliviers
    Ton message Olivier Laruelle me parle, il résonne et me transmet optimisme et joie. J’entends aussi celui d’Olivier Christienne. En hypnose et en coaching aussi, je suis des personnes qui expriment un désir, de façon plus ou moins évidente, de changer. Et je ne sais pas pourquoi, ni quand, ni comment ça fonctionne ou pas… si ce mystère me plonge dans le doute parfois/souvent/de plus en plus légèrement, c’est la confiance en moi (quelque chose d’assez fugace et instable, mais qui repousse tel le pissenlit ) et la confiance en l’Autre qui fait fonctionner le schmilbick je crois… thérapie ou pas, brève ou pas, perso Ca m’est égal tant que les deux parties de l’expérience atteignent leur objectif. L’efficacité c’est un enjeu fort dans notre société … j’ai comme l’idée que c’est un piège … et pour autant l’hypnose peut être très efficace!

  3. danielle dit :

    je vous au lu et je serais heureuse de vous rencontrer
    j’ai beaucoup lu sur l’hypnose et l’auto hypnose et j’ai une forte envie de passer à la pratique
    il me semble qu’il me manque un déclic..
    merci à vous

  4. Olivir Christienne dit :

    Bonjour,
    D’accord on est pas médecin, on ne soigne pas, on ne délivre pas d’ordonnance. C’est clair, il est toujours utile de le rappeler surtout pour ne pas être accusé d’exercice illégal de la médecine. N’empêche, quand un médecin oriente un patient vers nous c’est une façon de dire, avec le bagage de connaissances que j’ai, je ne sais pas faire, je vous conseille d’aller voir ce monsieur qui fait de l’hypnose. C’est un spécialiste non médecin quand « c’est dans la tête ».
    Je reste assez attaché au terme thérapie brève orientée solution. Effectivement c’est un mécanisme que l’on apprend au patient sous forme d’autohypnose dans certains cas. Mais parfois c’est deux séances et un retour 2 ans après. Vous savez çà a marché pour mon poids, je vous envoie mon petit copain pour son stress. J’adore! Çà nourrit mon ego. Yes! Allez : que celui qui n’a jamais péché me jette la première pierre…
    Thérapie oui et brêve aussi quand le contact est rapide, un jour où la rencontre devait se faire, quand les conjonctions platenaires sont favorables…lol.
    L’article est intéressant aussi parce qu’il rentre en résonance avec un aspect des choses qui se révèle à moi en ce moment. Je sais qu’avec certains patients ce sera plus long et que je suis amené à parler de coaching de vie. L’homme de février ne s’est pas écrit en deux jours…Quand on dit que Milton Erickson passait 6 h à apprendre à juste rentrer dans l’état de transe. Oui parfois c’est long aussi. Parfois quand un patient arrive , rapidement je me dis. Çà va pas être gagné. Croyance ? Oui bien sûr, mais pour l’instant je ne l’ai pas dezinguée ….C’est le métier qui rentre. Quant aux casseroles du thérapeute . C’est pour moi l’échelle de compétences que le thérapeute continue de gravir jusqu’à la fin de ses jours. Il montera un barreau supplémentaire et ses qualités en tant que therapeute s’aiguiseront. D’où la règle numéro 1 : toujours continuer à travailler sur soi.
    Voilà. Un pavé dans la mare, puis un autre, çà s’agite dans la mare aux hypnos!
    Une petite citation de Kevin Finel pour finir​​ : « laissons à l’autre la liberté d’être plus que la théorie qu’on peut avoir sur lui. »

    A bientôt.

  5. Lefranc dit :

    Bonsoir Olivier,
    Je me joins à ta réflexion et tes mots car comme toi, j’enseIgne à mes clients la possibilité de continuer à prendre soin de leur jardin chaque jour.

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