Regards croisés sur le sens de nos croyances.

Bonjour

Je souhaite partager avec vous cette vidéo de Pank de HNO. (A visualiser au bas de cet article).

Dans cette vidéo Pank parle de nos croyances, et en particulier de celles des personnes qui viennent à notre rencontre en cabinet.

J’ai à ce sujet et à cet instant de ma pratique, une lecture différente de Pank sur le sens de nos croyances. (Afin de juguler les esprits chagrins qui chercheraient la polémique, je souligne que j’ai le plus grand respect pour Pank dont la générosité et les positions m’inspirent et me font réfléchir au quotidien). Merci Pank. Tu fais partie de mes inspirateurs.

Dans ma pratique, les croyances sont la base du travail de reprogrammation neurolinguistique et n’ont pas besoin d’être identifiée ou nommées.

Dans son intervention, Pank semble englober les croyances, les objectifs, les ambitions (Je crois que je vais pouvoir être le plus grand, plus beau…, que je vais devenir le No1 dans tel domaine…, que je vais courir plus vite que tel ou tel champion). Ceci a du sens. En effet, nous pouvons considérer que vouloir courir plus vite que Bolt est une croyance. Un croyance irréaliste.

Dans ma pratique, les croyances ont une dimension strictement inconsciente et sont à la racine de tous nos états internes et de tous nos comportements. Nos croyances sont ces informations que notre cerveau scanne chaque seconde de notre vie à raison de 4 milliards de données par seconde. A partir de ces données analysées, il nous génère nos ressentis (Etats internes) et nos comportements. Je trouve utile de faire exprimer à mes partenaires une partie de leurs croyances pour pouvoir leur expliquer ce mécanisme. Une personne qui grignote entre les repas va par exemple me dire que cela l’aide à passer le temps ou qu’elle a l’impression de combler un vide. Nous n’avons pas besoin d’en faire l’inventaire pour qu’elle puisse s’en libérer si elle le souhaite.

Voici un exemple :

Je vais à la piscine avec ma petite fille Lucie. Plongeoir de 5M. Lucie  me lance le défi de sauter. Bien évidemment, soucieux de faire germer des croyances utiles dans le cerveau de ma petite fille, et motivé par la volonté qu’elle soit fière de moi, je relève le défi. Je monte et avance sur la plateforme. (5M de haut + 5M d’eau). Arrivé au bout du plongeoir, je pousse un grand « OH PUTAIN C’EST HAUT…) Et je recule habité par la peur.

Que s’est-il passé ? Au moment de sauter mon inconscient a analysé des milliards de paramètres. Mes croyances inconscientes. Celles accumulées chaque jour de ma vie, à certains instants. Peut-être qu’il y a 45 ans je suis tombé d’un plongeoir, j’ai fait un plat, j’ai vu quelqu’un se blesser en tombant. Je ne sais pas. Je ne sais plus. J’ai oublié. Les croyances captées à cet instant sont enregistrées dans ma mémoire inconsciente. Je n’en ai aucun souvenir conscient, en revanche en 2017, au moment de faire l’admiration de Lucie, j’ai ressenti la peur et j’ai reculé. Mon inconscient me protège. Il veille sur moi.

Comme je sais communiquer avec mon inconscient et vu que je souhaite donner à Lucie un bon exemple, je me suis positionné au bout du plongeoir. J’ai fermé les yeux et j’ai ressenti mon objectif. Sauter en totale sécurité pour que Lucie soit fière de moi. Quelques seconde après je me suis visualisé en train de sauter tout droit les bras le long du corps et entrant dans l’eau sans faire la moindre vague. Sécurité totale, équilibre parfait. En arrière-plan, mon inconscient a scanné mes croyances d’antan sans que je m’en rende compte. Il m’a débarrassé de celles qui étaient à la racine de ma peur avant d’installer de nouvelles croyances au service de ce que visualisais mentalement. Mon objectif.  J’ai ressenti du calme, de la confiance et j’ai sauté, faisant l’admiration de ma petite fille. Je venais de faire une reprogrammation neurolinguistique.  Merci mon inconscient.

Cette approche est la base de ma pratique. Je pense à cet instant de que le travail sur nos croyances est strictement inconscient, que nos croyances n’ont pas besoin d’être nommées et qu’elles sont à la racine de tous nos changements. Les croyances sur lesquelles nous travaillons ne sont pas nos ambitions.

Merci Pank de m’avoir donné envie d’écrire ce papier et de m’avoir une fois de plus inspiré.

Bonne et belle journée

Olivier Laruelle

E si vous faisiez germer le potentiel qui est en vous… ?

1 réponse
  1. Nowak dit :

    Merci Olivier de nous faire partager de vidéo. C’est une belle réflexion à se poser !
    Je dois dire que sur le fond cette homme à des arguments assez juste. Sur la forme, je peux imaginer que tout peut-être possible dans la mesure du possible, donc au final, je suis assez ok avec sa vision qui va au-delà des perpectives possibles et bien sûr selon l’objectif à atteindre…
    Demain je vais marcher sur la Lune…. oui tout est possible.. dans mes rêves.
    Jean-Marc

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